L'auteur Eric Chevillard écrit. Oui !
Un aphorisme, une petite pensée, parfois sauvage ou tragique, quelquefois drôle ou burlesque, souvent juste et touchant.
Chaque jour, deux ou trois phrases tirées d'observation dans la rue, d'un regard de tendresse sur sa fille, ou d'une noire oeillade sur l'actualité.
Rassemblées sur son blog : L'Autofictif, je vous livre quelques unes de ses phrases qui m'ont touchée.
"Et maintenant, quartier libre pour le groupe de touristes qui visite la ville. Tous se dispersent ensemble dans la même direction."
"Le viel ami nous connait si bien qu'il ne nous connait plus : nous avons pu changer sans qu'il en prenne acte parce que son jugement s'est formé une fois pour toutes il y a longtemps et parce que nous redevenons par reflexe en sa présence ce personnage qu'il convoque et ressuscite. C'est pourquoi la rupture, si douloureuse soit-elle, se révele parfois nécessaire - ou tu largues les amarres ou tu rouilles dans le port (me dit un cargo en prenant le large, et des dauphins bleu électrique bondissaient dans son sillage)"
"M'en fous, j'ai une fille."